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Article n°1 : L’athlétisme et le froid

..... ou la valse des pingouins

mardi 15 décembre 2009

Pour ce premier article du coin des entraîneurs, je vous propose de nous attarder un peu sur un phénomène de circonstance, le froid, et ses implications sur l’organisme.

Cela n’aura échappé à personne, en ce moment, il fait froid. Les températures négatives de ces derniers temps influencent fortement l’organisme, notamment dans sa capacité à développer un effort. Il convient par conséquent d’avoir en tête quelques principes simples qui permettront à nos athlètes d’apprécier encore plus les entraînements sur le stade ou les chemins, en attendant sereinement des températures plus clémentes.

Pour maintenir une température normale malgré les agressions du froid, l’organisme va devoir puiser dans ses réserves énergétiques. Additionnée à l’exercice physique, cette dépense supplémentaire sera responsable d’une diminution sensible des performances laquelle ne doit pas nous inquiéter (surtout si on y ajoute la moindre motivation à courir par -5°) et être expliquée aux athlètes qui peuvent se poser quelques légitimes questions.

Si le noyau central de l’organisme ne subit que peu les effets des températures négatives , les extrémités (mains, pieds, oreilles, nez,...) sont les premières à subir les engourdissements caractéristiques d’un temps froid. Sous l’effet de ce dernier, les vaisseaux sanguins (en commençant par ceux de plus petit diamètre) se contractent, provoquant une réduction du débit sanguin et une sensation de froid et d’engourdissement. Une protection efficace par des vêtements adaptés semble indispensable (gants, bonnet, collant long, veste coupe-vent...) en gardant à l’esprit qu’une fois en plein effort, il fera nettement plus chaud (75% de l’énergie dépensée est convertie en chaleur).

Le fait d’être couvert peut empêcher l’athlète de se voir transpirer. Pourtant, la sudation provoquée par la lutte contre le froid et l’exercice physique entraîne un perte hydrique qui devra être compensée par une prise régulière d’eau ou de boisson isotonique.

Par temps froid, l’échauffement revêt une double importance. Son rôle sera tout d’abord d’augmenter progressivement la température corporelle, avec pour effet de réduire la raideur musculaire, d’augmenter le débit sanguin (notamment jusqu’aux extrémités) et respiratoire. Ensuite, il permettra à l’organisme de s’acclimater au froid en douceur. La plus lente augmentation de température nécessite par conséquent d’allonger la durée de l’échauffement, en insistant notamment sur l’augmentation progressive de l’intensité des exercices, et sur la limitation des phases statiques (type gainage, abdos...).

Pour davantage de lecture, n’hésitez pas à consulter les liens ci-dessous

- Comment réduire les effets négatifs du froid sur la performance sportive ?
— ->> http://www.savoir-sport.org/savoir_sport/index_f.aspx?ArticleID=609
- Conseils et équipement pour courir en hiver ou par temps froid
— ->> http://www.jogging-plus.com/equipement-course-a-pied/textiles-running/courir-en-hiver-temps-froid/
- Air froid et sec : prudence chez les asthmatiques
— ->> http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/sujet-1208-air-froid-et-sec-prudence-chez-les-asthmatiques

N’hésitez pas à me contacter pour échanger vos commentaires sur cet article, ou si vous souhaitez aborder un autre sujet.

A bientôt dans le coin des entraîneurs

Romain

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